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Ligne du temps textuelle

Années 1980

  • 1982 – Intel 286 (80286) : multitâche rudimentaire.
  • 1985 – Intel 386 (80386) : vrai 32 bits.
  • 1989 – Intel 486 (80486) : coprocesseur intégré.
  • 1991 – AMD Am386 : premier processeur concurrentiel d’AMD.

Années 1990

  • 1993 – Intel Pentium : référence du PC grand public.
  • 1997 – Intel Pentium II / AMD K6 : guerre des performances.
  • 1999 – Intel Pentium III / AMD Athlon (K7) : AMD prend l’avantage.

Années 2000

  • 2000 – Intel Pentium 4 (NetBurst) : fréquence brute, efficacité limitée.
  • 2003 – AMD Athlon 64 (K8) : première architecture 64 bits grand public.
  • 2006 – Intel Core / Apple passe à Intel : retour à l’efficacité.

Années 2010

  • 2008–2010 – Intel Core i3/i5/i7 : segmentation moderne.
  • 2011 – AMD Bulldozer : architecture critiquée.
  • 2012 – Raspberry Pi 1 (ARM11) : démocratisation des mini-PC ARM.
  • 2015 – Raspberry Pi 2 (Cortex-A7)
  • 2016 – Raspberry Pi 3 (Cortex-A53, 64 bits)
  • 2017 – AMD Ryzen (Zen) : retour en force.
  • 2019 – Raspberry Pi 4 (Cortex-A72)

Années 2020 → Aujourd’hui

  • 2020 – Apple M1 (ARM) : rupture technologique.
  • 2023 – Raspberry Pi 5 (Cortex-A76) / Apple M3.

Pourquoi ARM refait surface

L’architecture ARM, longtemps associée aux systèmes embarqués et aux smartphones, occupe aujourd’hui une place croissante dans des domaines où l’architecture x86 (Intel, AMD) dominait jusqu’ici. Plusieurs facteurs expliquent cette montée en puissance.


1. Efficacité énergétique

Les processeurs ARM se distinguent par leur faible consommation d’énergie.
Cette caractéristique, essentielle dans le mobile, devient également un atout majeur dans les ordinateurs portables et les centres de données, où autonomie et coûts énergétiques sont stratégiques.


2. Poids du marché mobile

Depuis l’iPhone (2007) et l’essor d’Android, ARM est devenu la base de tous les smartphones et tablettes.
Cette adoption massive a généré un écosystème mature et des coûts de production compétitifs, rendant ARM attractif au-delà du mobile.


3. L’exemple d’Apple

Avec la sortie du processeur Apple M1 en 2020, Apple a montré qu’un processeur ARM pouvait rivaliser avec, voire dépasser, des solutions x86 en termes de puissance par watt.
L’autonomie accrue et les performances de cette nouvelle génération ont repositionné ARM dans l’informatique personnelle.


4. Intérêt croissant dans le cloud

Les grands acteurs du cloud, notamment Amazon Web Services avec ses puces Graviton, exploitent ARM pour réduire la consommation électrique et optimiser les coûts d’exploitation des datacenters.


5. Flexibilité de conception

Contrairement à Intel et AMD, ARM ne produit pas directement de processeurs : il licencie son architecture.
Cela permet à différents acteurs (Apple, Qualcomm, Nvidia, etc.) de concevoir leurs propres variantes, adaptées à des usages spécifiques, du smartphone au serveur haute performance.


Conclusion

Le retour en force d’ARM s’explique par la convergence de plusieurs tendances : - l’importance croissante de l’efficacité énergétique,
- l’expérience acquise grâce au marché mobile,
- la démonstration de sa viabilité sur desktop (Apple Silicon),
- et l’intérêt stratégique des grands acteurs du cloud.

ARM n’est donc plus limité aux systèmes embarqués : il devient une alternative sérieuse à x86 dans les ordinateurs, les serveurs et les infrastructures modernes.

Raspberry Pi : Histoire et Impact


📍 Position dans la ligne du temps

  • 2012 – Raspberry Pi 1 (ARM11, 700 MHz) : lancement par la Raspberry Pi Foundation au Royaume-Uni.
  • Il arrive après la vague PC Intel/AMD (1980–2000), en parallèle du boom mobile ARM (smartphones), et avant l’émergence d’Apple Silicon.
  • Il s’inscrit dans la continuité de la miniaturisation et de la démocratisation de l’informatique.

🎯 Motivations initiales

  • Éducation : créer un ordinateur ultra-abordable pour initier les enfants à la programmation.
  • Accessibilité : rendre l’informatique et l’électronique abordables, notamment dans les pays en développement.
  • Expérimentation : offrir une plateforme simple et flexible aux makers, hobbyistes et chercheurs.

✅ Gains et apports

  • Coût extrêmement bas : un ordinateur complet dès 35 USD. (Jadis)
  • Économie d’énergie : architecture ARM très peu gourmande, utilisable sur batterie ou alimentation légère.
  • Polyvalence : PC basique, serveur, contrôleur domotique, outil pédagogique, support pour projets IoT/robotique…
  • Écosystème logiciel riche : compatible Linux, Python, et de nombreuses bibliothèques éducatives.
  • Accessibilité mondiale : des millions de personnes ont ainsi pu avoir un premier contact concret avec la programmation et l’informatique physique.

🌍 Engouement et impact

  • Communauté mondiale : développeurs, enseignants, makers, entreprises.
  • Adoption en éducation : utilisé dans écoles et universités comme support d’apprentissage.
  • Culture maker : devenu un symbole du DIY et de la créativité technologique.
  • Applications professionnelles : prototypes industriels, bornes interactives, objets connectés, serveurs légers.
  • Symbole de démocratisation : a montré qu’un ordinateur pouvait être accessible à tous, à l’image des micro-ordinateurs des années 1980.

📌 En résumé

L’arrivée du Raspberry Pi marque un tournant culturel dans l’informatique :

  • après l’ère des processeurs de performance (Intel/AMD),
  • au cœur de l’essor ARM sur mobile,
  • il a incarné la démocratisation de l’informatique ouverte, éducative et accessible.

Moins une révolution technologique qu’une révolution dans l’usage et l’appropriation des processeurs ARM, le Raspberry Pi a profondément changé la manière dont on explore et utilise l’informatique au quotidien.

RISC vs CISC : Comprendre les architectures de processeur

RISC (Processeur à jeu d’instructions réduit) et CISC (Processeur à jeu d’instructions complexe) représentent deux philosophies de conception des processeurs. Elles définissent comment un processeur exécute les instructions.


1️⃣ CISC – Processeur à jeu d’instructions complexe

  • Principe : disposer d’un grand nombre d’instructions complexes, certaines pouvant effectuer plusieurs opérations en une seule commande.
  • Avantage : le code peut être plus compact et parfois plus simple à programmer en langage machine.
  • Inconvénient : le processeur est plus complexe, consomme plus d’énergie, dégage plus de chaleur et le traitement en pipeline peut être moins efficace.
  • Exemple : les processeurs Intel et AMD de la famille x86. Ces processeurs peuvent charger, calculer et stocker en une seule instruction.

2️⃣ RISC – Processeur à jeu d’instructions réduit

  • Principe : utiliser un jeu d’instructions simple et uniforme, chaque instruction effectuant une seule opération élémentaire.
  • Avantage : architecture plus simple, traitement en pipeline plus efficace, fréquence plus élevée, faible consommation. Idéal pour les appareils mobiles et embarqués.
  • Inconvénient : le code peut être plus long car il faut combiner plusieurs instructions simples pour effectuer le même travail qu’une instruction CISC.
  • Exemple : ARM (Raspberry Pi, smartphones), MIPS, RISC-V.

⚖️ Comparaison directe

Critère CISC RISC
Nombre d’instructions Nombreuses et complexes Peu nombreuses et simples
Taille du code Compact Plus long
Complexité du processeur Élevée Faible
Pipeline / vitesse Moins efficace Très efficace
Consommation d’énergie Élevée Faible
Exemple Intel x86, AMD ARM, MIPS, RISC-V

💡 Importance actuelle

  • Les processeurs modernes x86 restent CISC “en apparence”, mais utilisent des techniques internes proches du RISC pour optimiser le traitement.
  • Les processeurs ARM sont RISC et dominent le marché mobile grâce à leur faible consommation et leur efficacité.
  • RISC est aujourd’hui privilégié dans les objets connectés, smartphones, Raspberry Pi et Apple Silicon.